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| La façon dont tu as tourné le film n'est
pas tout-à-fait conforme aux règles "standard" de "l'industrie du film". Pas conforme du tout ! - Nous avons tourné d'une façon très libre . . . Y a-t-il, en fait, un concept de "liberté de l'art" dans la branche cinématographique ? La liberté est très limité, en général. On subit une pression de la part de certaines institutions et de la part de la tradition de la branche cinématographique pour produire d'une certaine façon et cela demande de gros moyens financiers. Que tu n'avais pas . . . Pas du tout . . . On a une vision. On écrit un scénario. On rêve d'un grand film. Mais personne ne te donnerait un cent pour que tu puisses réaliser ta vision . . .Puis on se demande: Est-ce qu'on pourrait réaliser le film sans argent? Ou presque sans argent . . . C'est apparemment possible ! De nos jours on peut obtenir de bons resultats même avec une technique très simple. Et - de toute façon - l'argent, ce n'est pas tout! Il y a d'autres choses plus importantes: les personnages, l'histoire, les sentiments, la mentalité, le contenu spirituel d'un film, les acteurs . . . Nous avons tourné dans le style d'un "reportage vidéo", avec - pour toute équipe - une assistante pour le son. Avec un matériel très très léger et mobile. On pouvait aisément transporter tout le matériel dans le métro. On obtient, de cette façon, des resultats très authentiques dans le style documentaire. Et on obtient un film qui est très intimiste ! C'est un film ultra intimiste. On ne pourrait pas tourner un film de ce style avec une grande équipe et avec beaucoup d'argent. On ressent toujours dans un film les circonstances de sa production. Bien sûr - un film à quelques millions d'Euros possède d'autres qualités . . . Mais ces qualités sont "autres" - pas forcément plus nombreuses ou meilleures . . . Est-ce que le film correspond à l'idée que tu t'en faisais pendant l'écriture du scénario ? Les scènes du scénario sont souvent réécrites par les aléas du tournage. Écrire un scénario, c'est vivre dans l'imaginaire. Lors de la réalisation d'un scénario, il se faut confronter à la réalité, qui est souvent imprévisible. Quand on tourne en décors naturels, il y a toujours des problèmes avec la lumière, avec les bruits en arrière plan. On travaille avec les acteurs, qui ont un état d'esprit très spécifique. On dirige les acteurs - tout en étant livré à eux. N'est-ce pas problématique quand le réalisateur fait lui-même le montage du film ? On doit rester objectif lors des prises de vues. On doit tirer quelque chose des images et des sons et, en même temps, se laisser guider par eux . . . Et on peut espérer, de surcroît, que la musique enrichisse le film. Et à la fin, il y a encore le lancement du film. C'est sûrement une des choses les plus difficiles. Et au fond, on aurait, à nouveau, besoin de beaucoup d'argent. Pour une copie-cinéma, pour la publicité. Une telle production, c'est un grand risque. 40 acteurs et collaborateurs ont accepté de toucher ultérieurement leur cachet, parce qu'ils croyaient au projet. On espére . . . . . des milliers des gens attendent chaque semaine un nouveau film. Mais combien d'entre eux apprendront l'existence de ce "petit film" ?! 9 femmes à Paris Film français de Peter Reinhard, 105 minutes Filmmaker Productions peter-reinhard@gmx.at |
Ètudier les roles (Vincent Domenach, Julie Dhomps) L'assistante Jela Gruber Le matériel Tournage "Françoise", Café "Midinette" Gerhard Pirklbauer, Compositeur/Pianiste |